Désert Ardent, calme paysage où le soleil finit sa course en fin de journée. Les Gardes changèrent leur tour de garde comme à leur habitude. Les marchands fermèrent leur comptoir et les marchés se vidaient peu à peu. Les patriotes Fyros se baladaient en direction de leur appartement.
Mais dans ce calme de début de nuit, nous pouvions entendre quelques bruits dans la taverne de Lydix Deps.

Nombreux sont les curieux des alentours du carré de la fontaine qui sont venus voir l’agitation dans ce lieu convivial.
Un Tryker avait fait un arrêt dans la taverne.

Les patriotes Fyros déjà présent lui avait offert quelques rafraichissements.
« Mes amis, je vous nomme amis, car des gens qui vous payent à boire sont forcément des amis. . . . Je me nomme Derry O’Darren, je suis, et bien, je suis chroniqueur Trykeur *forçant sur son accent* »
Derry O’Darren était très connu dans le pays des Lacs, mais un petit peu moins dans le Désert Ardent.
« Je suis celui, qui pour le peuple Tryker, manie la plume et le verve. »
Flopinou un membre de la Confrérie du Grand Dragon ajouta : « Et le verre au passage…. »
« En effet, car tout bon conteur ne peut conter que la gorge humide.
Mon ami Padger vous dirait quand à lui : tout bon compteur ne peut compter que le porte dapper plein.
Vous connaissez Padger je suppose, il a été candidat à l’élection de Gouverneur de la Nouvelle Trykoth quand notre bon Still a disparu.
Mais je ne suis pas là pour parler de Padger, il ne me payera pas pour que je lui fasse de la publicité. Comme je disais, je suis chroniqueur Tryker, mais pas seulement.
Je suis aussi un proche du pouvoir de la nouvelle Trykoth. J’ai été conseillé du feu Gouverneur Wyler.
Enfin, il m’a aussi beaucoup conseillé, notamment de ne pas m’approcher de ses filles.
Mais, encore une fois, je ne suis pas sur que vous vouliez savoir des histoires sur ma vie.
Je pourrais peut être vous raconter une petite chronique, si on me ressert un verre »
Osquallo, membre de la ronde des menestrels offrit les boissons aux curieux présents dans la taverne. . . La roue lui avait peut être offert un cadeau.
Aussitôt dit, aussitôt fait, Lydix Deps servit tout le monde.
Derry O’Darren nous parla d’une famille Kitins qui s’était installé dans la Taverne Fyros lors de l’invasion sur le Désert Ardent.
« C’était assez répugnant en effet, surtout le goût de l’alcool les lunes qui suivirent. Vous souvenez vous que c’était de par la folie des Homins si les Kitins s’en étaient prit à Pyr ?
En représailles à l’attaque d’un de leur nid, celui se trouvant chez nos amis pieds bleus.
Ils n’avaient pas réfléchi à ce qu’ils allaient entrainer. »
Osquallo ajouta : « C’est la soif de vérité des Fyros qui les ont réveillé de toute façon, la folie on la fait dès le départ. »
« La soif de vérité des Fyros va surtout un jour éveiller le Grand Dragon, et ce jour là, seule Jena sait ce qui se passera. Mais donc pour en revenir à cette invasion de Pyr, car on ne peut la nommer qu’ainsi, une invasion.
A ce moment là, la cité avait failli être perdue. Mais heureusement, les autres peuples, les Matis, les pieds bleus, et nous même, courageux Trykers nous sommes alliés pour aider les poilus. »
Un toussotement arriva dans la taverne murmurant : « perdu, perdu, nous avons eu un peu de mal. »
« MVG, ne minimisez pas la chose, vous aviez failli tout perdre, mais nous sommes venus à la rescousse.
Comme la mektouberie, jamais trop tard, mais pas trop tôt, pour que vous compreniez que vous avez besoin de nous. »
Maitea, Zorai en visite à Pyr ajouta : « Evidemment, aucun peuple n’avait envie de revoir le Grand Essaim se proliférer comme la première fois…. »
Derry O’Darran revenu sur la terrible défaite que nous avions eu. Les Kitins avaient été repoussé mais le Grand Général Dilus tomba sous les coups d’une pondeuse Kitin.
Seul à la tuer pour laisser fuir les Homins, il y perdit la vie.
Le Chroniqueur Tryker prit une autre bouteille.

« Mais bon, peut-être que ces histoires d’invasions ne vous intéressent pas, peut être vous imaginez vous que les Kitins ne reviendront pas. Ils sont calmes ces derniers temps, mais cela ne veut rien dire. Ou plutôt, cela veut dire quelque chose, qu’ils nous préparent un mauvais coup.
Nous ne devrions pas oublier qu’ils sont plus intelligents qu’on ne le pense. »
Le nom de la Guilde d’Elias arriva sur la discussion, une rumeur parlant qu’ils avaient réussi à aller dans les profondeurs d’atys. Et avertissant les Homins que les Kitins au plus profond des entrailles d’Atys étaient des êtres d’une intelligence exceptionnelle.
La conclusion du Chroniqueur était que ce rapport n’aurait été qu’un tissu de mensonges fait par des hérétiques pour apeurer le peuple.
« Vous savez, entre connaitre un texte et l’écrire, le second est beaucoup plus intéressant, le Fyros MVG vous le dira.
Et moi-même, je ne prends plaisir à chroniquer que ce qui vient de moi.
Je me souviens qu’on m’avait raconté, il y a longtemps, une histoire typique du peuple Fyros.
Qu’un réfugié avait inventé, ou entendu dans sa jeunesse, une histoire très belle, que j’ai quand même consignée dans mes chroniques pour m’en souvenir. Je vous la raconterais bien, mais, je commence à nouveau à avoir la gorge sèche. »
Il y avait déjà dix huit bouteilles vides sur le comptoir. . . Le Tryker en demanda une demi-douzaine d’autres.
« Bien, ce conte se nomme : « Le Gingo et le Yubo. »

« La sciure fouettait vivement les dunes arides piquant les yeux de la femelle gingo comme un millier d’aiguillons de glace. Elle se dirigea vers le haut d’une colline pour avoir une meilleure vue, et surveiller l’entrée de sa caverne qui l’abriterait du rude vent. Son estomac grondait ; elle se laissa choir sur son flanc, et bailla longuement en regardant les gardes de Pyr lancer des restes aux yubos.
Oh ! Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait rien avalée ! Son ventre la lançait à chaque pas, tant il Était noué. Elle Était soulagée de ne pas avoir mis bas pendant l’Eté, car la nourriture avait ÉtÉ si rare qu’ils n’auraient sans doute pas survÉcu. Elle serait certainement morte Également, sans quelques-uns des Homins qui n’avaient pas dépecés leurs proies. Elle avait perdu son compagnon à peine quelques jours plus tôt, devant les gardes. Il avait essayé de se faufiler jusqu’aux restes que les homins jettent chaque jour.
Maintenant, il servait de bottes à l’un des jeunes autochtones qui couraient autour des flammes à l’entrée de Pyr. Bien qu’ils aient abondamment lavé la peau, elle pouvait encore sentir son odeur quand le garçon se tenait sous le vent, chacun de ses pas lui rappelant combien elle Était seule.
Elle bailla une nouvelle fois, incapable de dormir malgré la fatigue, sa faim la tiraillant à chaque instant. Mais même si elle n’Était pas à bout de forces, le soleil Était bien trop haut pour qu’elle puisse attraper un yubo. Les gardes appréciaient leur compagnie, et les nourrissaient jusqu’à ce qu’ils deviennent gros et incapables de s’occuper d’eux-mêmes ; ils devenaient complètement dépendant de leurs engraisseurs. C’Était une collaboration malsaine, rendant plus malade encore celle qui la regardait que ceux qui y participaient. Elle regardait attentivement les yubos de Pyr, tandis que les jeunes jouaient autour d’eux, les nourrissant ou caressant leur pelage.
Elle regarda sa propre fourrure, grise, dégarnie et nouée depuis que plus personne ne pouvait la lui nettoyer. Elle n’avait pas mangé depuis si longtemps que ses côtes de dessinaient nettement sous sa peau. «Je n’aurai jamais de petits» pensa-t-elle.»Je suis trop faible pour chasser, trop affamée pour courir, et je ne peux pas aller jusqu’aux gardes qui me dépèceraient et me transformeraient en bottes comme mon aimé.»
Abattue et seule, elle attendit que le soleil se couche et que la lune s’élève. Les gardes discutaient entre eux. Elle décida de ramper furtivement vers les portes de la ville. Son cœur faisait circuler son sang violemment dans ses tempes, agitant sa poitrine au point de la rompre, tandis qu’elle se rapprochait des Homins.
Les yubos dormaient près de l’Etable. Elle s’assura que les gardes ne l’avaient pas vue, et que le vent ne la trahirait pas. Elle attrapa l’un des yubos dans sa gueule comme elle aurait pris un petit, tout doucement afin de ne pas le blesser, et s’en retourna vers son antre. Le yubo fut réveillé dans la grotte par la langue râpeuse du gingo. « Qu’es-tu en train de faire !» s’Écria la femelle yubo apeurée. « S’il te plait, ne me mange pas, mes petits ont besoin de mon lait» ajouta-t-elle rapidement. « Point ne te mangerai, mère yubo. Je ne souhaite que discuter» dit le gingo calmement. « Oh ? C’est un piège ?» demanda le yubo en Écarquillant les yeux. « Yubo, je t’ai observée dans ton troupeau aujourd’hui» dit le gingo, en toilettant son invité. « Mais... tu ne me tues pas... alors peut-être que ce n’est pas un piège» continua le yubo. « Tes amis te toilettaient, et tu agissais de même en retour» dit le gingo sans tenir compte de ses interrogation. « Es-tu en train de me demander de te nettoyer ?» s’étonna le yubo. « En retour de la toilette que je te fais» répondit le gingo.
« Tu ne vas pas me manger une fois que j’aurai fini ?» continua de demander le yubo. « Tu as ma parole que je ne te mangerai pas» promit le gingo. Il est amusant de constater que le yubo fit confiance au gingo, si bien qu’ils discutèrent jusqu’à ce que le soleil se lève à nouveau, tout en se nettoyant l’un l’autre. « Tu as l’air très intéressée par notre façon de vivre, mère gingo» conclut la femelle yubo une fois que la toilette fut finie. « Tu as presque l’air de vouloir vivre comme nous» ajouta-t-elle. « Oh non, mère Yubo. En te voyant aujourd’hui, je me suis tout bonnement demandé comment tu pouvais apprécier de vivre ainsi. Les yubos se sont bien adaptés à ton mode de vie, comme si les Homins Étaient vos maîtres.
Mais j’Étais abattue par la perte de mon aimé, et ne pouvant continuer seule, sans compagnon, sans petits, je me suis sentie perdue... Je dois te remercier d’avoir passé du temps avec moi cette nuit, car tu as ravivé ma soif de vivre. Je sais maintenant que je préfère mourir de faim libre, plutôt que d’Être l’esclave replet d’une autre créature. Je vais maintenant te rendre à ta famille» expliqua le gingo. Le gingo ramena le yubo dans sa famille, heureuse d’avoir une nouvelle vision de la vie, et partie se chercher des pairs. »
Une magnifique histoire apprécié par tous, on ne se demande jamais ce qui arrive à ces familles sur Atys chassées.
« Merci de m’avoir écouté homins de toutes races et Merci de m’avoir abreuvé alors que j’avais soif.
Je vais maintenant m’en retourner dans les Lacs, les histoires se racontent, mais se vivent aussi.
Qui sait, peut être reviendrais-je ici, ou ailleurs pour en conter de nouvelles.
Ou, en conter d’encore plus anciennes.
Pourquoi ne pas vous conter alors comment nous sommes passés à l’époque à travers les arcs en ciel. »
Derry O’Darren sortit un cristal d’arc en ciel de sa poche gauche et de la droite une perle de sève, ne sachant quoi utiliser pour rentrer chez lui.
Il jeta la perle derrière lui et brisa le cristal.
Lydix Deps avait fait une bonne journée grâce à Osquallo et le Chroniqueur Tryker.
Les habitants pouvaient rentrer chez eux écoutant la mère Gingo aboyer devant la lune.
FIN DE L’EVENT
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Conclusion de l'Event :
Merci l'Equipe d'Anim de SoR, malgré les temps troubles, une petite soirée très simpa au bar Fyros.
Sa donne confiance pour l'avenir de Ryzom ,)
Bonne journée et Bon jeu ,)